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externes et internes autant que des besoins et des carences dans lesquels il vit, peuvent être des outils extrêmement précieux pour engager la responsabilité et donc accroître la liberté du malade. Sans cet outil, le patient, en effet, risquerait de perdre son droit d’expression, de mise en œuvre de sa volonté et donc, de mouvement de l’esprit : un esprit qui ne serait pas éclairé par la collaboration si précieuse qu’il peut obtenir avec le soignant.

Car la liberté est cette force de la volonté qui maintient l’esprit en mouvement et qui, inscrite dans les directives, assure, -nous le verrons-, la reconnaissance du patient, même lorsque celui-ci a perdu son discernement.

4. L’acceptation de sa condition

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L’une des caractéristique des directives anticipées pour le patient qui les a rédigées en suivant les étapes de la mise en concourt de la visite scrupuleuse de son passé et de son présent, est notamment l’accès à l’acceptation de sa condition de malade ou de personne en voie de guérison, en prise directe avec les obstacle dont la vie lui fait part.

Cette acceptation de soi, et donc de sa propre condition de patient, n’est pas anodine quand on sait combien le manque de conscience morbide[2] touche nombre de pathologies psychiques et affecte donc par là la volonté de suivre un traitement.

Chez les patients bipolaires, par exemple, l’absence de conscience morbide en état maniaque est notoire et le refus de prendre les médicaments prescrits par le médecin est connu.

Notons que le fait de ne pas se reconnaître malade, c’est-à-dire ne pas accepter que psychiquement on puisse souffrir d’une différence pathologique d’avec la norme, c’est pour un patient rien d’autre que ne pas accepter sa condition, et donc, ne pas s’accepter soi-même.

La question qui se pose alors est de voir en quoi l’élaboration des directives anticipées en psychiatrie peut conduire le patient à l’acceptation de sa maladie ou, autrement dit, à faire preuve de conscience morbide lorsque la maladie se déclare, ou même lorsque celle-ci est latente et qu’il doit la traiter par la prise constante de médicaments.

Le patient, nous l’avons vu, avant d’entreprendre la rédaction de ses propres directives, est souvent aidé par un soignant pour se connaître dans le parcours qu’il a effectué jusqu’à la crise. Cette visite de son passé, si tant est qu’elle est menée avec sérieux et authenticité, sert, entre autres, à lui dévoiler les aspects cachés de ses réactions, de ses mécanismes de fonctionnement, de ses habitudes et de la manifestation de sa maladie.

Se connaissant, ou se reconnaissant ainsi, le patient sera à même alors de se regarder face à face, comme dans le miroir de sa vie. Il devra alors, avant de transcrire les volontés qui marqueront ses propres directives pour son bien éclairé, s’être accepté tel qu’il est, sans détours, grâce à ce travail préliminaire des directives anticipées, par lequel il aura pris conscience de l’enjeu primordial de changer, par sa volonté, le passé de sa vie en lui donnant un sens nouveau.


[2] La conscience morbide se définit par la conscience que le patient a d’être malade. On dit, en termes médicaux, qu’un patient est dénué de conscience morbide lorsque celui-ci, bien que malade, ne se rend pas compte qu’il l’est et, par conséquent, qu’il a besoin d’un traitement. Le manque de conscience morbide est caractéristique, par exemple, des patients bipolaires en état maniaque.

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